le rock'n'roll

Histoire du rock

Le rock 'n' roll (pour rock and roll), ou simplement rock, est un genre musical qui mêle le blues noir et le rythm and blues en premier lieu, avec une culture blanche marquée par la musique country notamment. Le rock devient par la suite une véritable philosophie avec sa cohorte culturelle, du cinéma aux bandes dessinées en passant par la mode vestimentaire.


La naissance (américaine) du rock


Le rock'n'roll est un enfant du blues, le rythme ternaire (division du temps) de celui-ci étant remplacé par un rythme binaire et le tempo devenant plus soutenu. Il convient ici de distinguer rhythm and blues et rock'n'roll, même si la tâche apparaît délicate de la fin des années 1940 à 1954. Citons ici Fats Domino qui fait du rock'n'roll dès 1948 sans le savoir. Ike Turner prétend lui aussi avoir interprété le premier rock Rocket 88 en 1951. L'étiquette rock'n'roll a, dans un premier temps, été utilisée pour distinguer le rhythm and blues des noirs de celui des blancs et ce pour des raisons liées à la politique raciale de l'époque. Il était inadmissible que des artistes blancs se retrouvent dans les mêmes bacs chez les disquaires que les noirs. Le style particulier du rhythm and blues blanc a donc servi de prétexte pour une nouvelle étiquette « rock n roll ».

En 1951, le disc jockey Alan Freed anime une émission appelée Moondog's Rock And Roll Party. C'est la première diffusion du rock'n'roll à une large audience. C'est ce DJ radio qui trouve son nom au Rock'n'Roll en reprenant une expression que l'on retrouve depuis les années 1940 dans certaines chansons de rhythm and blues et qui signifie en argot « faire l'amour ». Alan Freed est le premier DJ blanc à soutenir avec force des artistes noirs jouant la « musique du diable ». La bonne société américaine en fera son « ennemi numéro 1 » et aura d'ailleurs sa peau en 1959.

Le terme rockabilly désigne la première forme historiquement identifiable de rock'n'roll, il s'agit essentiellement d'un croisement de rhythm and blues et de musique country. Elvis Presley et Bill Haley sont deux précurseurs chez les chanteurs blancs. Elvis Presley, surnommé The King (« Le Roi du Rock and Roll »), enregistre ce qui est probablement l'un des tout premiers morceaux de rockabilly avec That's Alright Mama et collectionnera très rapidement les succès, mais c'est Bill Haley and The Comets qui signent officiellement l'acte de naissance du rock'n'roll pour de nombreux historiens avec le titre Rock Around the Clock (une reprise de Sonny Dae and His Knights, 1952). Ce premier tube de l'histoire du « rock » qui figure au générique du film Graine de violence est N°1 des hit-parades aux USA (8 semaines) et au Royaume-Uni (3 semaines) en 1955. Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran et autres Gene Vincent s'engouffrent dans la brèche. Les musiciens noirs restent très actifs avec Chuck Berry tout particulièrement. N'oublions pas Little Richard, qui sur son premier 45 tours, signe quatre des plus grands standards de rock, à savoir : Tutti Frutti, Long Tall Sally, Rip It Up et Ready Teddy.

Le rock'n'roll provoque un mouvement de rejet de la bonne société américaine qui croit avoir triomphé de ce mouvement en 1959. On annonce alors la mort du rock et il est vrai qu'aux États-Unis, le mouvement semble s'essouffler. Les chanteurs sont désormais très consensuels et Elvis est institutionnalisé, cantonné aux ballades. Le rock'n'roll continue cependant de se développer sous des formes plus locales et confidentielles comme la surf music de la côte ouest ou le rock garage au nord.

Vers la fin des années 1950, et le début des années 1960, on entend de plus en plus de titres de rock'n'roll plus « sages », plus « doux » et qui vont engendrer la musique pop : The Everly Brothers - All I Have To Do Is Dream (1958), le rock'n'roll Beat de the Weaver Temptations- Ouh ! Ah ! Temptations ! (1959), Johnny Burnette (en)- Dreamin' et You're Sixteen (composée par les Frères Sherman) (1960) Del Shannon (en) - Runaway ((en)) (1961), Brian Hyland (en) - Sealed With A Kiss (1962), Lee Dorsey (en) - Ya ya (1962), etc.

Le « pur » rock'n'roll/rockabilly tend à disparaître, hormis quelques rares titres comme Roy Orbison - (Oh !) Pretty Woman (1964) et Sam the Sham & the Pharaohs - Wooly Bully (1965)...

Émerge alors ce qu'on appelle plus rock'n'roll mais tout simplement « rock » : The Kingsmen - Louie Louie (1963), The Kinks - All Day And All Of The Night (1964, Royaume-Uni) , Them - Baby Please Don't Go (1965), Gloria (1965) , Canned Heat - On The Road Again , The Troggs - Wild Thing , Jefferson Airplane - Somebody To Love (1967) , etc.


La renaissance (britannique) du rock

La réplique ne vient pas d'Amérique mais du Royaume-Uni. Les premiers émules d'Elvis apparaissent comme Cliff Richard et de petites formations se multiplient pour les imiter. Au passage cependant, le rock'n'roll s'acclimate et les Shadows qui accompagnent Cliff Richards initient l'archétype de la formation rock telle qu'elle sera reprise aussi bien en Europe que de l'autre côté de l'Atlantique : la contrebasse disparaît au profit de la basse électrique, deux guitaristes se répartissent les tâches de la rythmique pour le premier et des chorus pour le second. Les groupes britanniques s'éloignent ainsi rapidement de leur modèle américain pour créer une musique originale que les francophones appellent le « rock anglais ». Les Beatles accentuent le travail sur la mélodie et les harmonies vocales et donnent naissance à la musique pop tandis que le mouvement du british blues boom retourne aux racines blues, privilégiant des rythmes syncopés et des sonorités plus agressives. Les Rolling Stones émergent comme le fer de lance de ce rock britannique. Des branches parallèles se multiplient alors que des groupes tels que les Who et les Kinks développent le mouvement mod, tandis que les Animals ou les Yardbirds créent un blues rock britannique. La richesse de la création britannique est florissante et impose définitivement au niveau mondial un genre musical qui devient emblématique de la seconde moitié du XXe siècle. Le rock se ramifie alors presque à l'infini en explorant des niches apparemment improbables. Le jazz-rock, pour ne citer que lui, naît de cette recherche entamée dès les années 1960.

Si les années 1950 proposaient une scène commune pour artistes noirs et blancs, les années 1960 mettent fin à cette mixité. La scène rock britannique est logiquement blanche, tandis que les noirs américains adaptent à leur sauce la redécouverte britannique de l'importance de la mélodie. S'appuyant sur les anciennes structures ségrégationnistes, ils mettent au monde une branche importante de l'arbre généalogique du rock englobant ce qu'il convient de qualifier de « dance music », du funk au rap en passant par la pop de la Tamla des années 1960. Conséquence de ce cloisonnement, les rockers noirs sont rares dans l'autre grande famille du rock post-Beatles. Citons toutefois Jimi Hendrix, guitariste de génie, qui électrifie son blues et ouvre au rock (blanc) d'autres univers.

# Posté le lundi 23 avril 2007 12:12

Modifié le lundi 23 avril 2007 15:39

le hard rock

presentation du Hard rock

Le hard rock est un genre musical dérivé du rock.
histoire du hard rock

Le hard rock est né à la fin des années 1960 avec des groupes britanniques comme Black Sabbath, Deep Purple et Led Zeppelin. Il est issu de plusieurs influences :

Le hard rock est en fait une évolution naturelle de la musique de l'époque (on pense aux Beatles, aux Rolling Stones, aux Who ...) tant par la technique que dans la sonorité.

Il se caractérise par l'utilisation d'un trio de base constitué d'une guitare saturée, d'une guitare basse et d'une batterie. On ajoute à cela une certaine agressivité, tout en restant proche des racines blues et rock.

Certains estiment que les premiers morceaux de hard rock furent Tatto's lady de Rory Gallagher et Helter Skelter des Beatles.

Le sens du terme "hard rock" prête à controverses. Ainsi, il est considéré par certains comme un synonyme de ce que les Américano-Britanniques nomment heavy metal, par d'autres il ne représente qu'une petite partie de ce même heavy metal, pour d'autres, enfin, c'est un terme générique englobant toute forme de musique "hard" par opposition aux musiques "soft". En France, et en Europe continentale plus généralement, le terme hard rock fut longtemps préféré au terme américano-britannique d'heavy metal. Les fans de cette musique étaient d'ailleurs surnommés "hardos". Depuis le milieu des années 1980, l'usage du terme heavy metal prend le dessus sur le terme hard rock.

Le son des guitares électriques utilisé dans le hard rock est dit « saturé ». Il s'agit d'un son très riche en harmoniques, et qui dégage une impression de puissance et d'agressivité.

La saturation était obtenue à l'origine en mettant le volume de l'amplificateur de la guitare au maximum, ce qui provoque un écrêtage du signal : le signal électrique ne peut dépasser une valeur maximale et est donc tronqué, ce qui provoque une distorsion du son. Jimi Hendrix travaillait avec son ingénieur pour créer de nouveaux sons en modifiant l'électronique ; ceci a donné naissance à des dispositifs électroniques permettant de modifier le son sans risquer d'endommager l'amplificateur.

Hard rock et racisme

La musique hard rock et heavy metal n'a pas de lien avec le racisme, même si certain musiciens et fans peuvent être racistes. L'origine de cette réputation peut se trouver dans :
1: la violence de la musique : musique forte, percussions omniprésentes... et parfois paroles violentes aussi ; vu de l'extérieur, l'esthétique sonore et l'habillement peut faire croire à une accointance avec le oï des skinheads, alors que les deux domaines sont totalement à part ;
2: le fait que, dans les sociétés multiculturelles, les musiciens et le public du hard rock sont essentiellement blancs ;

3: les références aux États sudistes de certains groupes, qui sont en fait plutôt des références à la musique country (ZZ Top, Lynyrd Skynyrd) ;
4: certains groupes qui se revendiquent effectivement ouvertement raciste, comme les groupes de black metal nazi;
5: le côté provocateur de certains groupes qui n'ont souvent rien de raciste (les S de SS du logo de Kiss, la croix de guerre sur la guitare de James Hetfield, la tête de mort sur le casque de Marilyn Manson, les discours d'Hitler en intro d'une chanson de Undercover Slut...)
De nombreux groupes sont plutôt contre le racisme, la violence, la guerre et ont pour certains des préoccupation sociales (par exemple Accept, Trust, Anthrax, Kreator, Nuclear Assault). En revanche, certains sont machistes (AC/DC, Manowar). Il faut cependant noter que, malgré le folklore effectivement machiste, la gent féminine est assez bien acceptée. Preuve en est avec certains groupes dont la figure emblématique est une femme (Warlock, Nightwish, Lacuna Coil, Midnattsol, Leaves' Eyes, Theatre of Tragedy, Lunatica, The Gathering, Within Temptation, Tristania, Epica, Eths) ou même exclusivement composés de femmes (Vixen, Girlschool, Kittie, L7).

les Groupes de hard rock

AC/DC_Accept_Aerosmith_atreyu_Alice in Chains_Anthrax_Bad Company_Bathory
black sabath_Blue Öyster Cult_Bon Jovi_Boston_Cactus_Candlemass_Cheap Trick
Cinderella_Alice Cooper_Cream_The Cult_Dan Reed Network_Danzig_Deep Purple_
Dokken_DragonForce_Dream Theater_Electric Boys_Europe_Extreme_ Faith No More_Foghat
Lita Ford_Foreigner_Grand Funk Railroad_ Gueb Of Freedom_guns'n rosrs_Harem Scarem
Heart_Helix_ Helloween_Hole_Iron Maiden_Jane's Addiction_Joan Jett_Journey_Judas Priest
King's X_Kiss_Kyuss_La Renga_Leaf Hound_Led Zeppelin_Little Angels_Living Colour
Mago de Oz_MC5_Meat Loaf_Megadeth_Metallica_Ministry_Molly Hatchet_Mötley Crüe
Morbid Angel_Mountain_Mr Big_The New York Dolls_Nazareth_Nine Inch Nails_Ted Nugent
Ozzy Osbourne_Pantera_ Pearl Jam_The Pixies_Peer Günt_Poison_Pretty Maids_Primus
Queensrÿche_Quiet Riot_Rage_Rainbow_Ratt_Rise against_Rose Tatoo_Rush_Saxon
the scorpions_Skid Row_Skambankt_Soundgarden_Spinal Tap_Stage Dolls_Status Quo
Steppenwolf_Stooges_Styx_Survivor_Tesla_Thin Lizzy_Thunder_Trapt_Traumatisme_Trust
Twisted Sister_Tyketto_UFO_UDO_Uriah Heep_Van Halen_Velvet Revolver_Venom_Warrant
Warlock_W.A.S.P_Whitesnake_White Lion_ White Zombie_X Japan_Yardbirds_Y & T
def leppard.
Les principaux courants du hard rock


Hard Rock classique : (Deep Purple, Led Zeppelin, AC/DC, Cactus, La Renga, Guns N' Roses)

Fusion : (Extreme, Dan Reed Network, Electric Boys, Rage Against the Machine)

Glam rock : (Motley Crue, New York Dolls, Kiss, Poison)

Hard FM ou AOR : (Journey, Toto, Foreigner, Def Leppard, Bon Jovi, Europe)

Hard Psychédélique : (Grand Funk Railroad, Mountain, Cream, Deep Purple, Led Zeppelin, Blue Cheer)

Heavy metal : (Black Sabbath,Iron Maiden, Saxon, Judas Priest, Hammerfall)

Metal progressif : (Rush,Queensrÿche, Dream Theater)

Rock sudiste : (Lynyrd Skynyrd, The Allman Brothers Band, 38 Special)

Metal symphonique : (Within Temptation, Nightwish)

Thrash metal : (Metallica, Exodus, Testament, Slayer, Sepultura)

Metal Alternatif : (Tool)

Grunge : (Nirvana, Soundgarden,Pearl Jam)

Metal industriel : (Ministry, Nine Inch Nails, Marilyn Manson, Rammstein)

Neo metal : (KoЯn, Slipknot, Limp Bizkit, Linkin Park)

Power metal : (Manowar, Blind Guardian, Virgin Steele, Pantera)

Doom metal : (My Dying Bride)

Death metal : (Death, Napalm Death, Entombed, Deicide, Cannibal Corpse, Immolation)

Black metal : (Mayhem, Emperor, Darkthrone)

# Posté le lundi 23 avril 2007 15:54

Modifié le mardi 24 avril 2007 09:17

le country

definition de country

La musique country, ou country (autrefois « country and western ») est une musique américaine née dans les Appalaches et dans le pays profond, du Texas jusqu'en Virginie-Occidentale. Rythmique ou traînante, sentimentale ou émouvante, la country vient des musiques folkloriques celtes des immigrés irlandais et écossais. Cette musique, avec le blues et le rhythm and blues noirs, a fort contribué au développement du rock.

Des chansons country comme I Can't Stop Loving You, de Don Gibson et popularisé par Ray Charles, et Crazy que Willie Nelson a écrit pour la chanteuse Patsy Cline, figurent parmi les plus belles de la musique populaire des États-Unis.

Bien que la country ait été decriée par certains critiques français comme étant la musique préférée de « l'Amérique conservatrice et blanche », elle est en réalité une musique dont les origines sont profondément métissées : on n'a qu'à penser au "yoodle" (si important par exemple dans la musique de Jimmy Rodgers), issu d'une petite communauté suisse-allemande des Appalaches, à l'utilisation de la mandoline (italienne), de la guitare hawaïenne, à des emprunts à des genres comme la polka ou le blues (on parle souvent d'ailleurs de la country comme le "blues des blancs"), etc. On verra même certains chanteurs noirs, comme Ray Charles et Charley Pride, adopter en tout ou en partie ce genre musical.

La musique country, qui a des millions d'admirateurs dans le monde anglophone, reste assez peu connue en France. La country est toutefois populaire dans le reste de l'Europe, notamment dans les pays scandinaves et en Allemagne.

Le siège de country se trouve à Nashville, dans le Tennessee. Le Grand Ole Opry de Nashville est le centre de représentations pour les artistes de country.

La country comprend de multiples déclinaisons : country rock, country électrique, bluegrass etc.

Dans le milieu des années 1980 apparaît à Los Angeles une scène country-punk avec les groupes Jason and the Scorchers et Lone Justice.
Pendant ce temps à Nashville, des artistes essayent de sortir la musique des mains des maisons de disque en proposant un retour aux sources et forment une scène alternative appelée alt-country. Parmi ceux-ci, il faut citer Steve Earle, BR5-49, The V-Roys.

La Country est aussi une des influences majeures du mouvement Americana populaire aux États-Unis et en Grande Bretagne au début des années 2000 avec des groupes tel que The Handsome Family, Ryan Adams, Uncle Tupelo, Giant Sand.

les Artistes de country

Charlie McCoy_Jimmie Rodgers_The Carter Family_Earl Scruggs_Roy Acuff_Ernest Tubb
Hank Snow_Marty Robbins_Bob Wills_Gene Autry_Charley Pride_Hank Williams_Kitty Wells
Bill Monroe_Doc Watson_Chet Atkins_Patsy Cline_Johnny Cash_Willie Nelson_ Gretchen Wilson
Merle Haggard_Waylon Jennings_Kris Kristofferson_Country band Spedition SackRay Charles
Loretta Lynn_Tammy Wynette_Gram Parsons_Wanda Jackson_Emmylou Harris
Lucinda Williams_Billy Ray Cyrus_George Strait_Toby Keith_Hal Ketchum_Albert Lee
Garth Brooks_Shania Twain_Alan Jackson_Billy Currington_John Denver_Jason Aldean

les groupes de country


Alabama_Black Hills Country Band_Brooks & Dunn_Dixie Chicks_The Everly Brothers
Flying Burritos Bros_Nitty Gritty Dirt Band_Statler Brothers_Big&Rich_Carolina Rain
Brooks & Dunn_BR5-49_The Greencards_Route 66 country band
Creedence Clearwater Revival_TexasGirl
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# Posté le mardi 24 avril 2007 10:12

le blues

definition de blues

Le blues est une forme musicale vocale et instrumentale, dérivée des chants de travail et des gospels des populations afro-américaines. C'est un style où le ou les chanteur(s) expriment leur tristesse et leurs coups durs (d'où l'expression « avoir le blues ») Le blues a eu une influence majeure sur la musique populaire américaine, puisque l'on en retrouve des traces dans le jazz, les big bands, le rhythm and blues, le rock and roll, le hard rock, la musique country, la musique pop, et même la musique classique.

Histoire du blues

Les plus anciennes formes de blues provenaient du Sud des États-Unis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ces formes étaient le plus souvent orales, accompagnées parfois par un rythme donné par des instruments rudimentaires. C'est principalement dans les champs de coton de la région du delta du Mississippi (entre Senatobia et Clarksdale) que ces formes prennent des tours de plus en plus complexes. L'une des formes antérieures au blues est le Fife and Drums joué dans la région Hill Country du Mississippi (il s'agit d'un ensemble de percussions guidé par un fifre en bambou, instrument que jouait le maître en la matière, Othar Turner).

Il y eut d'autres formes de blues avec des instruments rudimentaires (une corde fixée sur une planche). Puis le blues a évolué avec des instruments simples, tels que la guitare acoustique, le piano et l'harmonica. La légende raconte que l'un des guitaristes bluesmen, Robert Johnson, aurait signé un pacte avec le diable ce qui lui aurait permis de devenir un virtuose du blues (blue devils : c'est une musique liée aux forces maléfiques qui était fuie et rejetée par nombre de personnes aux États-Unis).

W.C. Handy fut l'un des premiers musiciens à reprendre des airs de blues, à les arranger et les faire interpréter par des chanteurs avec orchestres. Il fut également l'auteur de morceaux parmi les plus célèbres, tel le fameux Saint Louis Blues.

Du point de vue des textes, les premiers blues consistaient souvent à répéter un même vers deux ou trois fois, comme par exemple :Woke up this morning with the Blues down in my soul / Woke up this morning with the Blues down in my soul / My baby gone and left me, got a heart as black as coal

Les années 1920 et 1930 virent l'apparition de l'industrie du disque, et donc l'accroissement de la popularité de chanteurs et guitaristes tels que Blind Lemon Jefferson et Blind Blake qui enregistrèrent chez Paramount Records, ou Lonnie Johnson chez Okeh Records. Ces enregistrements furent connus sous le terme de race records (musique raciale), car ils étaient destinés exclusivement au public afro-américain. Mais les années 1920 connurent également des chanteuses de blues extrêmement populaires, telles que Gertrude « Ma » Rainey, Bessie Smith et Victoria Spivey.

le blues des années 1960-1970

Lors des années 1960, les styles de musique influencés ou créés par les noirs américains, comme le rock and roll et la soul sont devenus des styles populaires. Les musiciens blancs ont popularisé beaucoup de styles des américains noirs aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Dans les années 1960, une nouvelle génération d'enthousiastes du blues apparaît en Europe et en particulier en Angleterre. Les principaux acteurs de ce que l'on appelle alors le British Blues Boom sont les Yardbirds, les Bluesbreakers menés par John Mayall ou encore les Animals et incluent de nombreuses stars de la pop et du rock à venir Jimmy Page, Eric Clapton ou Jeff Beck (tous trois membres successivement des Yardbirds) qui intègrent à leur musique des influences psychédéliques et pop.

Ces groupes de blues d'Europe et d'Angleterre ont influencé plusieurs groupes aux États-Unis, qui mélangent également le blues et le rock, comme Canned Heat, Janis Joplin, Johnny Winter, The J. Geils Band, Ry Cooder et le virtuose de la guitare électrique et inventif Jimi Hendrix.

À la fin des années 1960, le style West Side Blues fut créé à Chicago avec les artistes comme Magic Sam, Magic Slim et Otis Rush. Le West Side Blues de Albert King, Buddy Guy et Luther Allison était caractérisé par une guitare électrique forte.

Aux États-Unis, les guitaristes et chanteurs B.B. King, John Lee Hooker, et Muddy Waters se présentaient encore sur scène, et leurs performances ont inspiré une nouvelle génération de musiciens, comme le New-Yorkais Taj Mahal. L'ère de « Civil Rights » a augmenté l'auditoire pour les blues traditionnels, et les festivals comme le Newport Folk Festival ont programmé des prestations de « grands » comme Son House, Mississippi John Hurt, Skip James, et le Reverend Gary Davis. J.B. Lenoir a enregistré des chansons qui touchaient aux thèmes du racisme ou de la guerre du Vietnam.

Les artistes des États-Unis comme Janis Joplin et Jimi Hendrix, tous influencés à la fois par le blues traditionnel et le blues électrique, firent découvrir cette musique au jeune public de l'époque. L'interprétation que les artistes de cette génération donnèrent au blues aura plus tard une influence très forte sur le développement du rock and roll.

# Posté le mardi 24 avril 2007 10:48

jimi hendrix

jimi hendrix
la nissance de jimi hendrix

James Marshall Hendrix, plus connu sous le nom de Jimi Hendrix (né Johnny Allen Hendrix le 27 novembre 1942 - décédé le 18 septembre 1970) est un guitariste de blues et de rock américain. Il est célèbre pour ses innovations musicales lors de la période psychédélique, qui en feront une tête de file des artistes psychédéliques de la fin des années 1960.

Musicien totalement autodidacte, il apprend d'oreille en repiquant toutes les mélodies qu'il entend. Ses influences sont avant tout le blues (Elmore James, Robert Johnson, ...) et le rock des pionniers (Elvis Presley, Chuck Berry, ...), mais également le jazz avec des artistes comme Miles Davis, Duke Ellington, Louis Jordan, ... Il s'entraîne tout d'abord sur un ukulélé, avant que son père ne remarque son intérêt pour la six cordes (Jimi utilisait alors un balai comme guitare) et lui offre sa première véritable guitare lors de ses seize ans.

Par son utilisation révolutionnaire de la guitare électrique, aussi bien au niveau technique que sonore (expérimentations en tous genres), et sa façon unique de faire sonner une chanson, il propulse la musique pop dans une nouvelle dimension.

Sa jeunesse

Il est profondément affecté par les conditions de pauvreté et la négligence dans laquelle il a grandi, et par les troubles familiaux qu'il vécut dans son enfance, notamment le divorce de ses parents lorsqu'il avait 9 ans, et la mort de sa mère en 1958, liés à une hémorragie interne qui suivit un coup violent (une chute, probablement), le tout aggravé par l'alcool. Jimi fut battu à maintes reprises par son père, Al Hendrix, qui souffrait de graves problèmes liés à l'alcoolisme. Exceptionnellement pour les enfants afro-américains (père africain, mère américaine cherokee) de son époque, il grandit au milieu d'enfants de diverses origines « ethniques ».

Il vit sa jeunesse dans le racisme et la ségrégation d'alors des États-Unis. Cependant, son quartier de Seattle, Central District, était relativement épargné par ce phénomène et cette politique. Des gens de toutes origines s'y côtoyaient.

À l'âge de 15 ans, il appréciait Elvis Presley et Little Richard. Son père écoutait la musique de Muddy Waters et Lightnin' Hopkins. Il fut impressionné également par la télésérie western Johnny Guitar où le héros porte une guitare à la place d'une arme à feu.

Dès son plus jeune âge, Jimi jouait sauvagement de la guitare sur son balai, malgré les réprimandes de son père. Sa première guitare fut, en réalité, un morceau de guitare, muni d'une corde et qu'il compléta par la suite. Voyant l'intérêt de Jimi pour sa guitare pourtant d'une qualité moindre, sa tante et son père décidèrent de lui acheter une vraie guitare électrique, malgré leur pauvreté ; ce fut sans aucun doute le plus beau cadeau qui puisse avoir été fait à Jimi. Après le vol de celle-ci, il en reçut une autre, qu'il nomma alors Betty Jean, en souvenir de sa copine de l'époque. Elle le suivit pendant tout son service militaire.
Sans expérience, aux États-Unis

Il entre dans son premier groupe à dix-sept ans, les Rocking Teens, rebaptisé peu après Rocking Kings. Ensuite, il joue dans Thomas & The Tom Cats en 1960. Il se fait alors appeler « Jimi Hendrix » jusqu'à son départ pour Londres. Il quitte l'école prématurément et traîne ici et là, avant de s'engager dans l'armée. Dans l'US Air Force, il joue avec The Kings Casuals, et fera la rencontre d'un de ses futurs bassistes, Billy Cox — avec qui il ne jouera cependant pas tout de suite. D'après son rapport médical militaire, Hendrix essaye de quitter l'armée se faisant passer pour homosexuel mais son départ est finalement causé par une cheville cassée. Il intègre Bobbie Taylor & The Vancouvers, avant de servir différents artistes de renom partout où il peut, à travers les États-Unis. Il atterrit à Harlem, où il écume les clubs, avec une certaine difficulté.

Jimi Hendrix fait ses classes dans des orchestres de rhythm and blues, en accompagnant notamment les Isley Brothers en 1964, puis Ike Turner, Curtis Knight & The Squires en 1965, et surtout Little Richard en tournée. Il s'installe alors à New York où il forme un groupe, les Rainbowflowers, surtout connu en tant que Jimmy James & The Blueflames, avec Randy California. Repéré au Café wha ? par Chas Chandler, celui-ci propose à Jimi de venir se faire connaître et d'enregistrer son premier album au Royaume-Uni, alors en plein boum musical avec des groupes comme The Beatles et The Rolling Stones. Jimi Hendrix aurait accepté à condition de rencontrer celui qui apparaît comme la référence guitaristique britannique de l'époque : Eric Clapton. Il rencontrera pour la première fois Eric Clapton lors d'un concert de Cream (son groupe d'alors). Véritable dieu vivant pour ses fans, Eric accorde à Jimi de monter sur scène pour jouer un morceau. Jimi entame une version « atomique » d'un vieux blues (Killing Floor) ; tout y passe (rythmique funky explosive, solo, guitare dans le dos, jeu avec ses dents, à genoux, ...). Une rumeur veut que Clapton est tellement sidéré qu'il ne peut plus remonter sur scène, réussit avec peine à s'allumer une cigarette et s'enfuit en taxi totalement anéanti, pensant que sa carrière est terminée

Les expériences américaines

Au mois d'août 1969, Jimi Hendrix est la principale tête d'affiche du festival de Woodstock. Le festival est très mal organisé et les mises en place de scène se font très lentement. Toute la programmation est alors décalée. Prévu le dimanche soir en clôture de festival, l'orchestre ne joue finalement que le lundi matin (à cause de la trop longue prestation des Who), car une place ne lui est donnée qu'après une heure du matin et il juge cela trop tardif. Fatigué et devant un public clairsemé, Jimi Hendrix entre en scène à neuf heures le matin suivant (le 18 août) et livre une prestation héroïque, illuminée par une interprétation bruitiste et très engagée de l'hymne national américain qui, en pleine guerre du Vietnam, marquera les esprits et fera scandale devant une assistance qui s'en va peu à peu.

Les Gypsy Suns & Rainbows, composé notamment de percussionnistes « free-jazz » venus de l'orchestre de John Coltrane ne survivront pas au festival de Woodstock et se sépareront peu de temps après, sur pression notamment du producteur d'Hendrix, Mike Jefferie, totalement opposé aux tentations musicales de ce dernier vers le monde du jazz et ses approches vers le trompettiste Miles Davis et l'arrangeur Gil Evans.

Pour la Saint-Sylvestre 1970, à New York, c'est avec une nouvelle formation que Jimi Hendrix se produit. Le Band of Gypsys est un trio entièrement afro-américain composé de Billy Cox et du batteur Buddy Miles. Jimi Hendrix y dévoile une sensibilité plus funk et, en l'espace de deux journées, (le 31 décembre 1969 et le 1er janvier 1970), livre quatre concerts d'une qualité exceptionnelle. Le 28 janvier 1970, lors d'un concert au Madison Square Garden, Hendrix, dans un état pitoyable, quitte la scène au bout de deux morceaux en annonçant au public bouche bée « J'ai l'impression qu'on ne peut pas se comprendre les uns les autres et jouer ensemble ce soir... », probablement victime d'une surdose de LSD. D'autres rapporteront que Hendrix était également excédé par le style scénique lourd et imposant de son batteur Buddy Miles qu'il emploiera pourtant par la suite sur son dernier album Cry of Love.

# Posté le mercredi 25 avril 2007 06:57

Modifié le mercredi 25 avril 2007 07:49